Les utilisateurs des contenus redéfinissent la TV

étude Viacom

« Même dans ce monde connecté et digital, l’importance de la TV linéaire persiste grâce à des contenus et de belles histoires qui continuent à connecter les gens entre eux. » Voilà ce que nous dit une étude de Viacom International Media Networks (VIMN) récemment publiée.

L’étude explore comment les gens du Brésil, du Mexique, d’Indonésie, des Philippines, d’Australie, de Malaisie, de Singapour, de Russie, d’Allemagne, du Royaume Uni, d’Italie, de Pologne, de Hollande et de Suède regardent la TV dans un environnement en pleine mutation. Elle examine comment ils prennent connaissance des contenus, comment leurs habitudes télévisuelles évoluent et constate que pour la plupart (63%), la bonne vieille télé n’a jamais été aussi bonne.
Fondamentalement, l’étude souligne que c’est toujours la TV qui principalement donne accès aux contenus. Le zapping reste la méthode privilégiée par les utilisateurs, suivi par le bouche à oreille et les promotions de tel ou tel programme.
Internet est vu comme un moyen efficace de renforcer l’intérêt mais c’est bien toujours la TV qui engage les téléspectateurs. L’étude révèle que 69% des adultes et 76% des enfants commencent leur journée devant le poste qui reste la seule source actuelle de satisfaction des besoins de consommation d’écrans que cette consommation soit active ou passive. Elle confirme qu’aucun autre support ne concurrence encore le double intérêt offert par la TV, à savoir l’accès facile et le confort d’utilisation aux programmes.
Pourtant l’étude affirme également l’existence d’un nouveau segment absolument vital : le spectateur engagé.
Représentant 45% des téléspectateurs des pays sondés, ce segment a accès au minimum à 2 autres sources de diffusion de contenus et sont très actifs dans leur consommation. Ayant un accès privilégié à ce qu’ils considèrent comme des contenus de qualité, ils deviennent plus acteurs de leur consommation et de leur engagement et se fidélisent sur certains programmes y compris lorsque ceux-ci sont diffusés sur la TV linéaire.
Comme on le voit plus d’accès aux contenus modifie la façon dont les utilisateurs s’engagent sur ces contenus et redéfinit l’engagement des téléspectateurs. La majorité des utilisateurs (51%) préfèrent avoir la possibilité de regarder la TV QUAND ils le désirent, plutôt que COMME ils le désirent, et OU ils le désirent. Autrement dit, VIMM suggère qu’il convient de privilégier l’accès à la demande sans programmation, plutôt que le multi-device.
Par ailleurs, on constate que la possibilité d’accès au contenu via de multiples appareils contribue à plus d’engagement du téléspectateur uniquement si le contenu lui plait. Ainsi les appareils sont simplement considérés comme des supports de diffusion. L’étude montre qu’il n’y a pas de source dominante en ce qui concerne la VOD et la SVOD qui redéfinissent équitablement la consommation TV. Les utilisateurs précisent que ce qui importe le plus est la qualité des contenus, toujours devant l’expérience utilisateur. Pendant la durée de l’étude, pour ceux qui avaient accès à tous les services, 56% ont utilisé les services de VOD, 53% les sites des chaînes, 51% les DVR, et 47% la SVOD.
« En très peu de temps, les contenus sont devenus disponibles à la demande, partout et n’importe quand, ce qui a offert de nouvelles opportunités pour les utilisateurs. Rapidement et radicalement, la TV change. Mais parmi tous ces changements, on constate finalement que la TV est toujours plus consommée. Ce dont on a besoin c’est donc une redéfinition de notre compréhension de ce qu’est véritablement la Télévision » dit Christian Kurz, Vice Président de VIMN.
Traduit de l’article de Joseph O’Halloran, paru le 14 mars 2015 sur RapidTVNews

J’en conclus que les media, comme leur nom l’indique, restent un moyen de transmettre et que malgré tous les progrès des outils technologiques de diffusion, la valeur de ce qu’ils transmettent réside dans les contenus. Donc, oui, plus que jamais « contents are kings », et les créateurs de contenus sont les garants de l’intérêt des utilisateurs.


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