Ou en est la SVoD?

LaSVoD, video sur abonnement

TF1 s’intéresse à la SVoD, malgré ses contraintes.

Pour mémoire le SVoD, c’est un service de VoD mais sur abonnement(subscription video on demand). Rares sont les acteurs de la SVoD en France et, pour cause, seuls 6 % des utilisateurs de la vidéo à la demande sont abonnés à un tel service, selon les dernières données communiquées par Médiamétrie. Si le marché est encore une niche, TF1 envisage de rejoindre les pionniers que sont Canal +, M6 et FilmoTV. Nonce Paolini, P-DG du groupe TF1, s’est déclaré prêt à lancer un service de ce type, tout en se plaignant d’un certain carcan règlementaire lié à la régulation des « services de médias audiovisuels à la demande » (SMAD), notamment l’obligation faite aux services de vidéos en ligne de soutenir le financement du cinéma. « Je ne peux pas lancer une activité qui va être percluse d’obligations par rapport à des compétiteurs qui eux vont caracoler à la fois avec des modèles économiques très supérieurs aux nôtres et sans aucune des obligations que la régulation impose aux acteurs français », s’est-il ému, alors que les rumeurs de l’arrivée sur le marché d’Amazon et Netflix se font de plus en plus insistantes.
Nicolas de Tavernost, Président du directoire du groupe M6, n’est pas hostile à une alliance avec le groupe TF1 sur le sujet. Pour l’instant, les discussions n’ont pas abouti. Chacun développe son offre de son côté (Pass Séries M6 en mode SVOD et My TF1 en VOD, ex TF1 Vision). « Dans ce métier, c’est la taille de l’offre qui fait son succès: c’est un dossier ouvert chez nous », déclare Nicolas de Tavernost. « Nous pouvons nous associer à un partenaire, y compris un concurrent : ce serait le meilleur moyen de résister à l’arrivée des groupes internationaux. »

Les petits acteurs francais de la SVoD face à l’invasion américaine

En effet, au-delà du groupe Canal Plus déjà engagé dans la SVoD « made in France » via l’offre CanalPlay Infinity (qui met l’accent, outre les films sortis il y a trois ans et plus, sur ses propres séries – abonnement 9,99 euros par mois sans engagement de durée), FilmoTV (200000 abonnés, avec un catalogue de 450 films rafraîchis au tiers tous les mois) ou VideoFutur à 6,99 euros/mois, c’est la concurrence internationale qui pourrait faire du mal aux acteurs de la télévision française.
A commencer par Netflix, tout puissant avec ses 28 millions d’abonnés revendiqués (essentiellement aux Etats-Unis).
Mi 2012, le service vidéo comptait 1 million d’abonnés en Grande-Bretagne et en Irlande, plus de 1 million en Amérique du Sud et donc près de 1,5 million au Canada. Espagne, Allemagne, France… On attend la prochaine étape du déploiement de Netflix.
De son côté, Amazon prévoit de lancer une offre VoD en France, en particulier autour de ses tablettes Kindle Fire, et son service Lovefilm. Reste à savoir quand précisément…
Les indépendants français investissent pour proposer une offre tous supports, permettant de retrouver ses films sur tablette, télévision connectée, voire smartphone. VideoFutur va un cran plus loin: l’enseigne, en pleine mutation de son modèle, propose une offre alliant la location de DVD à volonté, incluant les nouveautés, et une sélection de films en VoD pour 6,99 euros par mois. Un moyen d’optimiser la chronologie des médias: cette offre permettra de disposer de films de moins de 36 mois, contrairement aux Lovefilm et autres Netflix. «Netflix mise beaucoup sur les séries et commence même à en produire, ajoute Mathias Hautefort. Nous nous concentrons sur le cinéma et nous aurons une offre complète.»
Pour les producteurs de cinéma, le succès de ces offres est capital non seulement pour combattre le piratage, mais aussi pour proposer une vraie offre face à l’invasion annoncée.
Source : les échos et itweb.tv


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